Voici pour les mordus : une décade de comptes-rendus de Mac OS X (6) http://arstechnica.com/apple/news/2010/01/mac-os-x-revisited.ars/5 -->
Quand quelque chose se passe bien comme, je le crois, après dix ans, Mac OS X l'a fait sans conteste, il est facile de réduire les avertissements solennels à des symptômes de peur, à des précautions inutiles, ou même à de l'hostilité. Les remèdes proposés souffrent aussi à postériori. Ou bien ils ont été adoptés, et dans ce cas les appels au changement n'avaient pas à être si criants, ou ils étaient à l'évidence inutiles, compte tenu de l'état exemplaire des choses.
La réalité est plus complexe. Les très nombreux changements faits à Mac OS X pendant son développement sont intervenus parce que quelqu'un chez Apple examinait les caractéristiques existantes, trouvait un défaut, imaginait un remède et le mettait en application. Là où je me suis écarté d'Apple, c'était le plus souvent sur des remèdes différents, bien que parfois, aucun remède n'ait été proposé.
Il y a eu incontestablement des moments où mon niveau d'anxiété était, disons, "un peu plus haut que nécessaire". Ma faute majeure a été de sous-estimer l'influence des développeurs, particulièrement des développeurs indépendants pour la qualité de l'expérience utilisateur. Peut-être que le meilleur compliment qui puisse être attribué à un système d'exploitation est qu'il disparaît à l'usage, laissant les applications briller à travers lui. La correction des fautes les plus mauvaises dans Mac OS X -l'interface qui se traîne, l'environnement classique maladroit, les pires des bogues- tout cela a fini par se faire, pour l'essentiel. Et les applications, qu'elles aient été portées depuis Mac OS classique ou nouvellement développées pour Mac OS X se sont révélées fan- tas- tiques.
Evidemment, j'estime que Mac OS X a plein d'espace pour des améliorations. Bien que je puisse encore me trouver en état de panique de temps en temps à propos d'un désastre réel ou imaginaire qui plane sur le futur d'Apple, je serai satisfait si mon hit-ratio est au moins aussi bon qu'il l'a été dans les années zéro (comme on peut appeler cette décade). J'ai eu tort à propos du Dock et du menu Apple, raison à propos des méta-données du système de fichiers et j'ai été le moins hésitant pour le Finder. Dans l'ensemble, je me donne un B - et à Mac OS X un A-. Et voici maintenant dix autres années.