Pot pourri (suite)
Je n'aime pas laisser mon Mac Pro tourner 24 heures sur 24, particulièrement en été dans ma maison sans air conditionné. Mais je veux avoir accès aux fichiers sur mon Mac quand je suis ailleurs, au travail, sur la route, etc... Il possible de réveiller à distance un Mac endormi, mais il faut pour cela être sur le même réseau local.
Ma solution a été de laisser un portable, plus petit, moins gourmand en énergie ouvert tout le temps sur le même réseau que mon Mac Pro. Pour réveiller mon Mac Pro à distance, j'envoie un ssh sur le portable, et j'envoie le paquet magique du réveil au Mac Pro. (Pour que ça marche, la case "Réactiver lors d'un accès administrateur via le réseau Ethernet" doit être cochée dans les Options de la vitre de Préférences "Economiseur d'énergie").
Léopard des neiges fournit une solution pour cela sans laisser aucun de mes ordinateurs en fonctionnement toute la journée. Quand un Mac sous Léopard des neiges se met en veille, il cherche à récupérer son adresse IP après du routeur. (Cela ne fonctionne qu'avec une base Airport Extrême de 2007 ou plus récente, ou une Time Capsule de 2008 ou plus récente, avec le dernier firmware -7.4.2- installé). Le routeur surveille alors tout essai pour se connecter à l'adresse IP. Quand il s'en produit un, il réveille le propriétaire, renvoie l'adresse IP, et transmet le trafic comme il se doit.
Vous pouvez même réveiller quelques Macs de modèle récent par Wi Fi. Combiné avec la fonction de reconnaissance "Back to my Mac" du DNS dynamique de MobileMe, cela signifie que je peux laisser tous mes Macs endormis, et avoir encore accès à leur contenu, n'importe où, n'importe quand.
Comme cela est devenu traditionnel, cette nouvelle version de Mac OS X rend la vie un peu plus difficile pour les développeurs dont le logiciel fonctionne en bricolant la représentation en mémoire d'autres applications actives, ou du système d'exploitation lui-même. Cela inclut les gestionnaires d'entrée, les greffons SIMBL, et bien sûr, les redoutés Haxies
Les gestionnaires d'entrée récupèrent la plus mauvaise part. Actuellement, ils ne sont pas acceptés, et ne fonctionnent pas dans les applications 64 bits depuis Léopard. Ce n'était pas une grosse affaire, quand Mac OS X était livré avec seulement deux applications 64 bits. Mais maintenant, avec presque toutes les applications de Léopard des neiges en 64 bits, cela devient très important.
Grâce à l'absence dans Safari d'un mécanisme d'extension officiellement approuvé, les développeurs cherchant à en augmenter les possibilités se sont le plus souvent reportés sur l'utilisation de gestionnaires d'entrée, et sur SIMBL (qui est un framework de gestionnaire d'entrée). Safari en 64 bits réduit considérablement ce marché. Bien qu'il soit possible de configurer manuellement Safari pour qu'il se lance en 32 bits - Get Info sur l'application, dans le Finder, et cocher une case- , ce n'est pas dans l'idéal ce que les développeurs veulent forcer les utilisateurs à faire.
Heureusement, au moins une des améliorations communément utilisées de Safari a le bon goût de s'installer par dessus l'API de greffons à usage du navigateur, utilisée par Flash, QuickTime, etc., et officiellement acceptée. Mais ce n'est pas une approche facile pour les extensions Safari qui améliorent les fonctionnalités d'une façon qui n'est pas directement associée à l'affichage de types de contenus particuliers dans une page Web.
Bien que j'envisage d'utiliser Safari dans son mode par défaut en 64 bits, je vais beaucoup regretter Saft, une extension Safari que j'utilise pour la restauration d'une session (oui, je sais que Safari a cette possibilité, mais elle est activée manuellement, une horreur) et pour les raccourcis de la barre d'addresse (par exemple "w noodles" pour aller voir "noodles" dans Wikipédia). J'espère que des développeurs avisés vont trouver un moyen de dépasser ce nouveau défi. Ils semblent toujours y arriver, en fin de compte. (Ou bien, Apple pourrait rajouter sa propre extension système à Safari, évidemment. Mais je ne retiens pas mon souffle).
Quant aux Haxies, ils ne fonctionnent habituellement plus après chaque mise à jour du système, bien sûr. Et à chaque fois, les gars déterminés chez Unsanity, en dépit de toute probabilité, réussissent à maintenir leur logiciel en marche. Je les salue pour leur effort. J'ai retardé ma mise à jour à Léopard pendant longtemps uniquement à cause de l'absence de l'adoré WindowShade X. J'espère que je n'aurai pas à attendre trop longtemps une version compatible avec Léopard des neiges.
La tendance générale dans Mac OS X est toujours depuis une forme quelconque de partage involontaire de l'espace mémoire, vers des greffons "externes" qui vivent leur propre vie, des processus séparés. Même les greffons de menu contextuel dans le Finder ont été invalidés, et remplacés par une API Services, améliorée, mais toujours moins efficace. A nouveau, je fais confiance aux développeurs pour s'adapter. Mais l'attente est la chose la plus difficile.
Il semble que nous allons tous attendre un peu plus longtemps pour qu'un système de fichiers en armure dorée remplace le vénérable HFS+ (onze ans d'âge) comme système de fichiers par défaut dans Mac OS X. En dépit des rumeurs, de déclarations claires, de beaucoup de code disponible en pre-release, le support de l'impressionnant système de fichiers ZFS n'est pas présent dans Léopard des neiges.
C'est une honte, parce que Time Machine aurait véritablement besoin de la puissance de ZFS. Qui plus est, Apple semble d'accord, comme le montre la réponse d'un employé d'Apple à la liste sur ZFS l'an dernier . Interrogé sur une implémentation utilisant ZFS, la réponse était encourageante : " Cette chose là est importante, et viendra sans doute un jour, mais pas pour SL" (SL mis pour Snow Leopard).
Il y a beaucoup des raisons pour lesquelles ZFS (ou un système de fichiers similaire) s'adapte parfaitement à Time Machine, mais la plus importante est sa capacité à envoyer seulement les modifications au niveau d'un bloc pour chaque sauvegarde. Tel que Time Machine est actuellement fait, si vous faites une petite modification dans un fichier géant, le fichier géant tout entier est copié sur le volume de Time Machine au cours de la sauvegarde suivante. Cela est très dispendieux et prend beaucoup de temps, en particulier pour les gros fichiers qui sont constamment modifiés au cours d'une journée (par exemple la base de courriel d'Entourage). Time Machine tournant sur ZFS ne pourrait transmettre que les blocs du disque qui ont changé (128 Ko au maximum sous ZFS, et généralement beaucoup moins).
ZFS apporterait aussi une robustesse accrue pour les données et les méta-données, un modèle de stockage mutualisé (pool), des clichés et des clones à heure constante, et un poney. Les gens demandent parfois qu'est-ce qui ne va pas avec HFS+. En plus du manque évident des possibilités listées plus haut, HFS + est limité de nombreuses façons par sa conception ancienne, basée sur HFS, un système de fichiers qui a maintenant 25 ans.
Pour ne donner qu'un exemple, le fichier Catalogue, au centre du système, qui doit être modifié à chaque modification de la structure du système de fichiers est une inévitable et fréquente source d'ennuis. Les systèmes de fichiers modernes dispersent leurs méta-données, pour plus de robustesse (des copies multiples sont souvent conservées à des endroits différents sur le disque), et permettent une meilleure simultanéité.
En pratique, pensez à ces moments où vous utilisez Utilitaire de Disques sur un volume HFS + et où il trouve (et répare si possible) une foule d'erreurs. C'est mauvais, n'est-ce pas ? C'est quelque chose qui ne devrait pas arriver avec un système de fichiers moderne, soigneusement vérifié, et toujours consistant sur le disque, à moins qu'il y ait des problèmes matériels (et un pool de stockage ZFS peut tout à fait gérer cela aussi). Et pour le moment, cela arrive tout le temps avec les disques HFS + de Mac OS X, quand certains bits de méta-données se trouvent corrompus, ou sont périmés.
Apple laisse passer les années, en raccommodant de nouvelles fonctionnalités sur HFS+ avec du ruban adhésif et des prières, mais à un certain moment, il faut bien qu'il y ait un successeur, que ce soit ZFS, un système de fichiers concocté chez Apple, ou quelque chose de complètement différent. Je croise les doigts pour Mac OS 10.7.