Mac OS X 10.5 Leopard
La revue de Ars Technica
Après deux ans et demi d'attente, Léopard est là. John Siracusa examine la dernière version de Mac OS X de la cave au grenier.
Par John Siracusa ; dernière mise à jour : 28 Octobre 2007, 11h36 PM CT
A la fin de mon compte-rendu sur Mac OSX 10.4 Tiger, j'écrivais ceci : dans l'ensemble, Tiger est impressionnant. Si ceci est ce qu'Apple peut faire en 18 mois de développement, au lieu de 12, je tremble à la pensée de ce qu'il pourrait faire sur deux années entières.
C'était, jour pour jour, il y a exactement deux ans et demi. Il semble que mon vœu ait été réalisé, et même plus. Mac OS X Léopard est resté en gestation plus longtemps que toute autre livraison de Mac OS X (en dehors de 10.0, c'est vrai). Si j'avais de grands espoirs pour 10.5 dès 2005, ils n'ont fait que croître avec les mois et les années passés. Apple, en refusant catégoriquement toute information sur Léopard n'a fait qu'exciter la convoitise et attiser la flamme. Mon état d'esprit, jusqu'à la livraison de Léopard, est sans doute celui de beaucoup de fervents du Mac : cela vaut mieux.
Peut-être que l'utilisateur moyen du Mac ne s'attend qu'à une autre version améliorée, avec quelques additions, de Mac OS X. Dix huit mois, ou deux ans et demi, qui s'en soucie ? Peut-être que nous, accros, nous devenons seulement gourmands. Après tout, Apple a tant pratiqué le boniment qu'il y a eu cinq livraisons de Mac OS X dans le temps qu'il a fallu à Microsoft pour délivrer Windows Vista.
Mais loin de moi l'idée d'utiliser Microsoft pour calibrer mes attentes. Léopard doit avoir quelque chose de spécial. Et tel que je la vois, la beauté d'un système d'exploitation va plus loin que celle de sa peau. Alors que l'utilisateur occasionnel d'un Mac va juger de ce qu'il vaut à l'inscription sur le fronton, ou en regardant la visite guidée en vidéo sur le site d'Apple, ceux d'entre-nous qui entretiennent une obsession maladive avec les systèmes d'exploitation vont lancer la ligne au plus profond pour pêcher ce qui a effectivement changé.
Ces deux aspects de Léopard, l'interface, et l'intérieur amènent à deux estimations très différentes. Et quelque part entre les deux se situent les caractéristiques proprement dites, jugées en fonction non pas de la technologie sur laquelle elles se fondent, ni de l'interface qu'elles leur procurent, mais de ce qu'elles peuvent effectivement apporter à l'utilisateur.
Ce compte-rendu va aborder tous ces point de vue, avec des degrés variés de profondeur. Comme toutes les autres livraisons précédentes de Mac OS X, Léopard est trop gros pour qu'on puisse tout aborder. (Après tout, les détails de Tiger à lui seul représentent plus de 1600 pages imprimées). Comme pour les précédents rapports, j'ai choisi de creuser profondément les aspects de Léopard qui me concernent le plus, tout en essayant de proposer une vue d'ensemble satisfaisante aux non-spécialistes qui ont décidé de faire le plongeon dans un compte-rendu de Ars Technica (Hé, oui maman.)
Bon, Léopard, voyons ce que tu as dans le ventre.